Avec quelques mois de recul, nos craintes concernant la PSC se sont malheureusement confirmés. Le montant des prélèvements, notamment pour les agents ayant inscrits des ayants-droits (conjoints, enfants…) est inacceptable, cela malgré la prise en charge à 50 % par l’État employeur. Clairement, la participation de l’employeur se limite à l’agent !
Pire encore, plusieurs agents déjà adhérents à Intériale en contrat individuel voient leur mensualisation augmenter, alors qu’ils sont censés bénéficier d’une négociation collective ! Il est assez inédit qu’une négociation collective soit moins favorable financièrement qu’un contrat individuel. De plus, comme un aveu, aucun échéancier n’est disponible.
Comment un tel résultat a pu avoir lieu ? Nous ne reviendrons pas sur l’attribution du « marché », basée sur des critères on ne peut plus opaques ! Nous ne reviendrons pas non plus sur la bataille entre certaines autres organisations syndicales partenaires de l’un ou l’autre des postulants à ce marché.
A Solidaires-Justice, nous revendiquons une Sécurité Sociale à 100 % et donc la suppression des mutuelles complémentaires. Nous estimons qu’une augmentation des cotisations sociales est bien préférable à un prélèvement par le capital d’une somme d’argent, qui ne bénéficie qu’à celui qui la paye. C’est une sorte de pari sur la maladie, purement individuel. Le surplus non dépensé n’est pas redistribué, en tout cas de façon bien moins directe que par la sécurité sociale.
Nous préférons pour notre part un véritable système de mutualisation, où chacun cotise pour que lui-même ou quelqu’un d’autre puisse être soigné. Mieux vaut 100€ de cotisation sociale que 100€ placé dans un produit financier. Imaginez si le total des prélèvements des mutuelles de la population allait directement à la sécurité sociale, aurions-nous toujours le fameux « trou de la sécu » ?
C’est donc un nouveau prélèvement du capital sur nos salaires, qui vient « ronger » la logique de sécurité sociale qui a fêté en 2025 ses 80 ans. Si ce prélèvement existe malheureusement depuis des années, l’augmenter est inacceptable, surtout avec obligation et impossibilité de faire autrement.
Face à cette logique qui grève les revenus, Solidaires-Justice invite les agents à venir nous rejoindre dans la lutte contre cette logique de recul de la santé collective au profit de filiales assurantielles.
Le millésime 2023 des primes « cache misère » vient de sortir. Après les incroyablissimes 1,5% de revalorisation du point au 1er juillet le gouvernement a officialisé au cours de l’été :
➔ Une prime EXCEPTIONNELLE de pouvoir d’achat ! ➔ La reconduction du pansement sur la jambe de bois de notre pouvoir d’achat, la bien mal nommée « Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat ».
Et cette fin d’été est aussi le moment ou votre hiérarchie vous notifie (… ou pas !) le montant de votre Complément Indemnitaire Annuel (enfin sauf si vous avez l’immense honneur d’appartenir aux corps « sur-privilégiés » de l’administration pénitentiaire… vos conditions de travail sont déjà tellement merveilleuses, faudrait pas quand même que votre rémunération devienne décente, ça ferait des jaloux !)
Mais reprenons :
LE COMPLEMENT INDEMNITAIRE ANNUEL (CIA)
Outil du petits chefs en mal de pouvoir, le CIA est une prime facultative censée permettre la reconnaissance de « l’engagement professionnel et la manière de servir des agents ». Cette prime est versée annuellement, en une ou deux fois et sont alors « appréciés » la valeur professionnelle de l’agent, son investissement personnel dans l’exercice de ses fonctions, son sens du service public, sa capacité à travailler en équipe et sa contribution au collectif de travail.
…Voilà pour la langue de bois administrative.
En réalité, vu du terrain et au regard de ses modalités de mise en œuvre (enveloppe allouée, pouvoir exorbitant des chefs de service, etc.) le CIA c’est surtout un outil de destruction massive de l’équité de traitement et des collectifs de travail ! Pour diviser on a rarement fait mieux.
Quant aux sommes en jeux, à part pour quelques catégories A, rapportées à l’année, elles sont dérisoires.
Pour en savoir plus, voir notre tract de 2022 qui reste d’actualité :
LA PRIME DITE DE « GARANTIE INDIVIDUELLE DU POUVOIR D’ACHAT » (GIPA)
Héritage des années Sarkozy, ce n’est pas une prime, c’est un aveu : l’aveu que nos carrières, nos salaires, progressent beaucoup moins vite que l’inflation et l’indice des prix ! Qui la touche ? quels sont les critères ? Tous les agentes et agents publics sont concerné.e.s. Pour savoir si vous remplissez les critères il faut que votre indice ait trop peu progressé au cours des 4 dernières années.
Le pire avec cette aumône, c’est qu’elle est profondément injuste : un.e catégorie C, en début de carrière, en bas de l’échelle, avec peu ou pas de prime, mais qui a eu le malheur de changer d’échelon au cours des 4 dernières années, n’aura rien, zéro, nada, peau de balle ! En revanche un.e catégorie A+, en fin de carrière, gavé.e de prime, mais qui n’a plus changé d’indice depuis quelques années…. touchera le banco : jusqu’à plus de 3000 euros !
L’argent va à l’argent, c’est le ruissellement en cercle fermé !
Et maintenant la pépite du quinquennat :
LA PRIME EXCEPTIONNELLE DE POUVOIR D’ACHAT (PEPA)
Trouvaille du gouvernement pour (tenter de) faire passer la pilule de … tout un tas de pilules : retraite, hausse du point d’indice moins que misérable, mépris des fonctionnaires, haine du peuple… what else ?
Avec cette prime « exceptionnelle » ce qui sera exceptionnel c’est de la toucher !
Un beau barème, avec plein de tranches : mais à l’étude on se rend compte que la tranche la plus élevée, celle qui vous octroiera la plus petite somme (300 euros… de quoi mettre des pâtes dans l’eau chaude ?) est déjà très très basse : un catégorie B avec un peu d’ancienneté et des primes pas trop minables et c’est bon, vous êtes au-dessus du plafond ! Vous le rappellerez au pompiste lors de votre prochain plein.
En fait la PEPA c’est peut-être pour compenser la GIPA ??
Mais alors, direz-vous, toutes ces annonces : c’est du vent ? c’est de la com’ ? Bien vu ! 😉
Au final, aucune annonce digne de nous redonner le sourire en cette rentrée. Mais qui comptait sur le gouvernement antisocial de Macron, Darmanin et Borne pour ça ?
Ce qui sera bien à la rentrée : c’est la rentrée sociale ! Tous les dossiers sont brûlants, toutes les colères bouillonnent ! Nombreux seront les personnels à battre le pavé dans la rue !
ON SERA LÀ, ON LÂCHERA RIEN !
DANS LES JURIDICTIONS, LES SERVICES PÉNITENTIAIRES ET DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE POUR LA REVALORISATION DES STATUTS ET DES RÉMUNÉRATIONS POUR L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL
PLUS QUE JAMAIS C’EST LE MOMENT DE SE SYNDIQUER DE LUTTER POUR NOS DROITS, POUR NOS LIBERTÉS POUR LA TRANSFORMATION SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE POUR L’ÉGALITÉ RÉELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES
REJOIGNEZ SUD, REJOIGNEZ SOLIDAIRES, ADHEREZ A SOLIDAIRES-JUSTICE