NON à la marchandisation des services publics !

[tract Solidaires Fonction Publique – 3 juin 2019]

C’est quoi la marchandisation des services publics ?

La marchandisation des services publics signifie que leurs coûts ne sont plus pris en charge collectivement mais par l’individu lui- même.

Les missions anciennement dévolues au service public seront exercées par des entreprises privées.

La marchandisation des services publics entraîne en fait un véritable changement de société où la prise en charge collective disparait.

( lire la suite de cet article sur le site Solidaires.org )

Le 9 mai tou.te.s en grève pour la défense de la fonction publique et des services publics !

Solidaires-Justice appelle tous les agents du ministère de la justice à se mobiliser face aux attaques en cours contre la fonction publique et contre le projet de loi fonction publique ; projet de loi qui remet en cause le statut des fonctionnaires et leurs droits, les modalités de représentation et de défense des agent.e.s.

A cet effet, l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique a déposé un préavis de grève dont voici le texte :

L’Union syndicale Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019 (de 00h00 à 24h).
Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Solidaires dénonce depuis de nombreux mois les orientations générales du gouvernement en matière de droits des agent-e-s et salarié-e-s. Ces orientations, malgré les revendications portées par les mouvements sociaux, ne subissent aucun changement.

Solidaires dénonce également toutes les orientations concernant la fonction publique et les services publics : abandons de missions de services publics et fermetures de sites laissant sur le côté une partie de la population et augmentant encore les inégalités, 120 000 suppressions d’emplois sur le quinquennat.

Le projet de loi de transformation de la fonction publique, dont Solidaires demande le retrait, traduit législativement toutes ces orientations :

  • Les instances de représentation des personnels sont fortement ébranlées.
    * Les CAP sont vidées de la quasi-totalité des compétences, ne permettant plus, de fait, une défense des agent-e-s et une étude approfondie de leurs situations personnelles, alors même que le gouvernement affiche comme priorités l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que l’« emploi des travailleurs en situation de handicap ».
    * La fusion des CT et des CHSCT ne permettra désormais plus de traiter l’ensemble des problématiques relatives aux conditions de travail pourtant déjà fortement dégradées (risques liés aux réorganisations, risques physiques) ni aux problématiques type harcèlement.
  • Le recours accru au contrat est une attaque inadmissible contre le statut de la fonction publique qui par là-même remet en cause l’égalité d’accès de toutes et tous au service public, sans discrimination
  • La mobilité forcée va dégrader la vie des agent-e-s et accompagnera de fait des réformes et restructurations néfastes pour les services publics
  • La rémunération au mérite qui s’accentue n’est pas compatible avec le but même du service public

Ce préavis est destiné à permettre à tous-tes les agents-es de la fonction publique qui le souhaitent, de participer à la journée de grève et manifestation pour faire entendre leurs revendications.

Télécharger le préavis

LE CLIC DE TROP : ERREUR SYSTEME ?

Le dialogue social façon « Grand débat »

Le gouvernement poursuit sa manipulation de la démocratie. Dans son élan du « grand débat », il suppose que consulter la population par le biais de questions orientées et sous contrôle, suffit amplement à nous faire accepter, docilement, la destruction de nos conditions de travail et du sens profond de nos missions.

Pour cela, deux questionnaires ont été concoctés et diffusés sur les boîtes mail professionnelles. D’un côté, il y a la « simplification » de la Fonction Publique et de l’autre, la réforme de l’ordonnance de 45, adressée aux agents de la PJJ. Les deux semblent séparées et n’émanent pas du même ministère. Pourtant, elles sont liées et nous concernent. La réforme de la justice des mineur.e.s, et plus largement le projet de loi de programmation de la justice, s’appuie parfaitement sur une nouvelle Fonction Publique privée de tout.

Fin 2017, début 2018, dans le cadre du « forum de l’action publique », le gouvernement s’était déjà essayé à la consultation façon « Grand débat » des agents et usagers à travers un questionnaire en ligne déjà très orienté. On demandait aux agents, mais aussi aux citoyens, comment conduire à la fois une baisse drastique des dépenses publiques tout en « améliorant » le service public. Déjà « réformes structurelles », « transferts de compétence entre les collectivités publiques », « transferts vers le privé » et « abandons de missions » figuraient au menu des possibles. Las, ce fut un échec retentissant… qui n’empêcha pas Darmanin et consorts de fanfaronner sur les résultats de cette consultation aux résultats écrits d’avance.

Questionnaire sur le projet de loi de transformation de la Fonction Publique
Le 15 mars dernier, lors du Conseil Commun de la Fonction Publique, l’ensemble des organisations syndicales ont rejeté le projet de loi.Mais Le ministre n’ est pas à une provocation prêt : annoncé lors de la présentation du projet de loi le 13 février, la consultation intitulée « comment lever les blocages que vous rencontrez au quotidien?” a été adressé aux agent.e.s de la fonction publique le 18 mars, veille de la journée de mobilisation contre la réforme ! Quelle provocation !!
Un an de pseudos concertations, de revendications avancées par les OS, élues faut-il le rappeler, en décembre 2018 avec un taux de participation plus important que celui aux élections politiques, pour ne rien retenir. 

Questionnaire sur la réforme de l’ordonnance de 45
La ministre de la Justice a jusqu’ici fait sourde oreille à toutes les alertes, mobilisations et propositions, faites par les professionnel.le.s de la Justice. Nous avons déjà dénoncé et luttons toujours contre ce projet au travers d’un collectif d’organisations syndicales et d’associations.
On ose ensuite nous faire croire que nos avis comptent.
L’ironie se veut encore plus grande quand on voit le sérieux avec lequel ce questionnaire, comme toute les consultations à l’initiative du gouvernement, a été diffusé : via un organisme privé, sans sécurité ni garantie de traitement des résultats.

Nous ne nous ferons pas leurrer par le jeu du gouvernement. Il ne poursuit que son unique but, réformer et casser les services publics, au détriment de l’égalité entre les personnes et de leurs besoins quotidiens.

La méthode de consultation par un questionnaire en ligne semble devenir la norme du dialogue social. Le mépris atteint son paroxysme. Le gouvernement n’attend qu’une chose : que la participation soit forte pour faire croire que la majorité des concerné.e.s valide ses orientations politiques. Nous ne participerons pas à la mascarade. Pas un clic pour eux.

Nous invitons chacun.e à prendre position pour exiger un vrai débat et de la considération pour nos métiers, nos missions et les usager.e.s de nos services.

Pour Solidaires-Justice, ce débat ne peut se faire qu’à une condition préalable :

RETRAIT DES PROJETS DE LOI

Changer la société est possible, cela passe par préserver le service public.
Continuons d’agir, renforçons les mobilisations en cours, la grève et les manifestations !

Le Pontet, le 29 mars 2019

Télécharger le communiqué

– maj du 3 avril 2019 –
En lien avec cette expression, lire aussi le communiqué du collectif syndicats/associations contre le projet de réforme de l’ordonnance de 45 du 3 avril 2019 :

Télécharger le communiqué commun