Vers un plan social dans un cadre plus répressif ?
L’annonce précipitée et inattendue du Ministre de la Justice a créé une sidération chez les agents et cadres
de proximité.
Si la fin des CEF pouvait ouvrir des perspectives intéressantes (mais n’était-ce pas le but de la manœuvre?), nous ne pouvions que nous attendre au pire : décision verticale, utilisation de la novlangue pour faire passer une réforme régressive pour un progrès, absence de concertation avec le terrain,… Le triste quotidien !
Nous avons vite compris que plus que la question éducative évoquée, c’est bien la question financière qui guidait la décision. L’annonce de la transformation de tous les foyers en UJPE a confirmé cette crainte : les
C’est donc un véritable plan social, avec un moins disant en termes d’encadrement, qui est prévu dès septembre 2026. C’est aussi un tour de vis sécuritaire qui posent de nombreuses questions en termes d’égalité : y aura-t-il plusieurs règlements intérieurs ? Allons nous devoir fouiller des jeunes comme si nous étions en détention ou dans un poste de police? Quel est l’avenir des UEAJ puisque les sorties vont être restreintes et il est prévu d’avoir un professeur technique dans les murs ? Quelle sera l’alternative à la détention après un passage en UJPE ?
Nombreuses sont les questions pour tous les professionnels, y compris les cadres de proximité. Il nous est demandé de nous organiser, de trouver des réponses… pour satisfaire à l’agenda sécuritaire du Ministre de la Justice et de sa « majorité » à l’agonie.
Solidaires-Justice va être particulièrement attentif à la mise en place des UJPE et se met à la disposition des collectifs de travail souhaitant entamer des résistances.
Nous demandons une suspension de cette réforme pour permettre une véritable consultation des personnels concernés et éviter ainsi une catastrophe éducative annoncée.
Une réforme est nécessaire, mais elle demande de l’expertise et de la finesse, sans être guidée par des ambitions personnelles.
Suite aux succès des premières mobilisations et actions menées dans le cadre du mouvement de contestation citoyenne #bloquonstout , nous appelons à poursuivre les actions, tous les jours, jusqu’à la satisfaction de nos revendications !
Si, du côté des organisations syndicales et des travailleurs, la prochaine journée de grève et de manifestation aura lieu le 18 septembre, en tant que citoyen.nes, c’est tous les jours que nous pouvons, dans les blocages et les occupations, sur les ronds-point et dans les AG, par nos pratiques et nos choix du quotidien, agir et mettre la pression sur nos dirigeants et leur système anti-social !
Stop à l’austérité ! De l’argent il y en a ! Redistribuons les richesses ! Le premier ministre a changé de nom, mais rien n’a changé !
ON CONTINUE ! ON LACHE RIEN ! TOUS ET TOUTES ENSEMBLE ON EST PLUS FORT !
Dans ce qu’il espérait être la torpeur de l’été, le gouvernement Macron-Bayrou et ses allié.es de la droite à l’extrême droite, ont décidé de porter atteinte, gravement, à nos conquis sociaux et à nos droits les plus élémentaires, dont le premier d’entre eux : celui de vivre en bonne santé.
Entre les annonces budgétaires abjectes, véritables déclarations de guerre au peuple (suppressions de jours de congés, gel des prestations sociales, désindexation des retraites, doublement des franchises médicales, etc.) , le soutien à la Loi Cancer-Duplomb (promulguée à la hâte sans même un débat après une pétition record de plus de 2 millions de signataires!) l’exécutif et sa majorité « patchwork des droites » à l’assemblée n’ont eu de cesse de s’en prendre toujours :
aux plus pauvres
aux plus discriminé.e.s
aux plus faibles
aux plus malades
aux plus âgé.es
aux salarié.es
aux fonctionnaires
au système de santé
à la solidarité
aux contre-pouvoirs
aux associations
aux militant.es
à l’environnement
…
Tout ceci avec un seul objectif : écraser le peuple, le réduire à l’état de chair à canon (ouvrière ou militaire) et épargner, flatter,favoriser, l’extrême minorité des plus riches et des très grandes entreprises.
Parce que tout simplement ils n’en sont que les veules représentant.es, porté.es au pouvoir par un système qui est conçu pour cela et qui depuis la fin de la monarchie absolue n’a qu’une ambition : rétablir et maintenir, sous quelque forme que ce soit, les privilèges des nantis et des héritiers.
Mais contre toutes les attentes de ce pouvoir illégitime et anti-social, le peuple a réagi :
Plus de 2 millions de signataires contre la loi Cancer-Duplomb !
Près de 350 000 signataires contre le budget-Bayrou !
Un appel populaire à une mobilisation générale le 10 septembre !
Si nous, organisations syndicales, devons laisser toute sa place à l’auto-organisation pour les actions et mobilisations du 10 septembre, nous devons aussi, en tant que militant.es, fonctionnaires et citoyen.nes, y prendre notre part.
Solidaires-Justice appelle également tous les acteurs du champ syndical à prendre leurs responsabilités et à faire front commun pour résister à la mise en œuvre des politiques réactionnaires et antisociales d’un gouvernement illégitime et minoritaire qui se radicalise dans une fuite en avant ultra-libérale et liberticide.
La détresse de la population est en train de se faire rage.
Mais ce combat ne peut pas se mener par procuration et, cette fois, le « soutien » ne suffira pas : toutes et tous nous devons agir, quelque soit l’action.
Les casseroles et les réseaux sociaux ne font trembler aucun pouvoir.
Avec ou sans ce gouvernement, le pouvoir doit entendre la volonté du peuple !
Mobilisons-nous au sein de nos services, dans tous les secteurs du ministère de la justice. Organisons-nous dans nos services, dans les syndicats, mais aussi dans les associations et les collectifs de lutte.
La fin des politiques dictées par les impératifs économiques et financiers
Le début d’une reconstruction véritablement démocratique et sociale
Solidaires-Justice revendique : -> L’augmentations des salaires et transfère de l’intégralité des primes dans la rémunération brute ! -> La retraite à 60 ans et/ou après 37,5 annuités et maintien des dispositions plus favorables ; -> La semaine de 32h sans perte de salaire ! -> La suppression de la journée de carence et des 10 % de pertes de revenu en cas de maladie ordinaire ; -> La suppression du statut spécial « anti-grève » dans la pénitentiaire ; -> Le recrutement massif de personnel, y compris administratif, dans tous les secteurs du ministère : services judiciaires, établissements pénitentiaires et de la protection judiciaire de la jeunesse ; -> Un recentrage sur les missions de protection et d’insertion des travailleurs sociaux de la PJJ et des SPIP ; -> La suppression des LDG en matière de mobilité pour un retour à un libre choix des agent.es quant à leur évolution de carrière : fonctionnelle et géographique ; -> Le retour des CHSCT avec de vrais moyens et des prérogatives renforcés pour contrôler et contraindre les administrations défaillantes ; -> Un plan de lutte contre les violences managériales au sein du ministère.
Contre les politiques ultra-libérales, guerrières et racistes !
Contre les atteintes aux libertés publiques et individuelles !
Pour nos conditions de travail mais surtout de vie !
Pour le vivre ensemble et les générations futures !
Retrouver au lien ci-dessous le dossier thématique de l’Union Solidaires « Pas d’économie sur nos vies » qui décrypte notamment le budget Bayrou et les attaques continuelles à nos droits et conquis sociaux des porte-flingue du capitale que sont la droite et de l’extrême droite.
(cliquer sur l’image pour accéder au dossier)
Retrouvez également les préavis de grève de Solidaires Fonction-Publique :
Depuis le 19 janvier 2023, l’intersyndicale unie et l’ensemble des travailleur.ses, jeunes, associations sont mobilisé.es contre le projet de réforme des retraites injustifiée, injuste et brutale du gouvernement. Cette réforme paramétrique constitue une régression sociale d’ampleur, renforce les inégalités entre les femmes et les hommes. En fragilisant, une nouvelle fois, notre système social, elle favorise l’ingérence d’acteurs privés, promoteurs du système par capitalisation.
Cette réforme aura un impact majeur sur le quotidien des professionnel.les du ministère de la Justice, tous corps confondus, nous qui exerçons des métiers difficiles, engagés et animés.
Nous ne travaillerons pas jusqu’à 64 ans et plus. Nous ne travaillerons pas 43 années non plus !
Si cette réforme est appliquée, elle aggravera l’exposition des agentes et des agents aux risques tant sur le plan physique que psychologique. Pour nos organisations, il est essentiel de pouvoir partir à la retraite dans de bonnes conditions physiques et de santé globale.
Cette réforme s’inscrit dans un contexte dégradé au sein de notre ministère, nous dénonçons à l’unissons un contexte de suractivité et de souffrance de l’ensemble des personnels de la justice qui connaissent une escalade fracassante de dégradation de leurs conditions de travail.
Au lieu de renforcer les moyens, ce ministère n’a fait qu’accentuer le niveau de précarité des métiers de la justice.
Face à un ministère qui refuse de se doter d’une véritable politique de gestion des emplois et des carrières en se dotant des effectifs nécessaires au fonctionnement de la justice, cette réforme est le troisième bras d’honneur fait à tous ses agents.
Nous, personnels du ministère de la justice, revendiquons le retrait de la réforme des retraites, militons en faveur d’une amélioration des conditions de travail et en faveur d’une politique publique d’augmentation des postes et des salaires.
Défendons aussi la démocratie : cette mobilisation contre la politique anti-sociale du gouvernement a vu la multiplication des violences policières, des gardes à vue abusives, des réquisitions de salarié·es, des interdictions de se rassembler ou de manifester. Ces dérives et ces excès particulièrement préoccupants révèlent l’exercice brutal de ce pouvoir, mettent en danger la démocratie et préparent l’avènement d’un régime ultra-autoritaire.
Non à la retraite à 64 ans ! Pour une retraite digne ! Pour de meilleures conditions de travail et une augmentation des salaires
Toutes et tous mobilisé.es ou en grève et dans la rue le 6 juin 2023