Garde à vue d’un CPIP dans le 95 : soutien et mobilisation !

[Mise à jour du 4 mars 2026 : mobilisation le 17 mars devant le ministère de la justice, place Vendôme – cf communiqué en fin d’article]

Réunis le jeudi 26 février, les agents du SPIP 95, toutes unités de travail confondues, ont pu échanger sur leur inquiétude, leur incompréhension et leur colère quant au traitement infligé à un de leur collègue.

La semaine dernière, un CPIP de la SAS du CP d’Osny Pontoise s’est vu convoqué au commissariat, placé en garde à vue et son domicile perquisitionné pour des motifs tout aussi scandaleux que surréalistes.

Leurs premières pensées sont allées leur collègue qui ressort de cette séquence sidéré et traumatisé par la violence d’une procédure qui est venue mettre en doute sa probité ainsi que porter des atteintes graves à sa liberté par des mesures coercitives inédites pour un CPIP.

A l’issue de leur réunion, les personnels du SPIP 95 ont exigé :

– Que notre collègue soit accompagné et officiellement réhabilité. Toutes les démarches d’accompagnement doivent se poursuivre tant sur les plans administratif, judiciaire que personnel. L’administration doit en outre mettre en œuvre toutes les démarches pour annuler les conséquences préjudiciables de l’incident (signalisation, inscriptions aux fichiers etc..).

– Que la hiérarchie pénitentiaire au plus haut niveau témoigne de son soutien et défende ses personnels. Un déplacement sur site des autorités apparaît nécessaire à l’équipe tant sur le plan symbolique que dans une optique d’échange sur l’insécurité dans laquelle sont plongés les agents.

– Qu’une mobilisation puisse être organisée en lien avec les organisations syndicales afin de ne pas laisser cette affaire dans l’oubli, avec des revendications claires et conformes aux attentes de tous les agents du service.

Toutes nos organisations syndicales expriment leur solidarité et leur soutien indéfectible envers notre collègue, ses proches et les agents du SPIP 95. Elles se rassemblent sur l’essentiel : la protection des professionnels dans l’exercice quotidien de leurs missions.

Voir sa responsabilité pénale engagée pour des actes professionnels du quotidien est un précédent gravissime auquel nous ne pouvons pas nous résoudre.

Nos métiers doivent être sanctuarisés et les personnels bénéficier d’un crédit à la hauteur des exigences qui pèsent sur eux. Il est hors de question que cette affaire reste “lettre morte” ou soit classée au rayon des incidents de parcours.

La gravité de la situation impliquera des réponses rapides de la DGAP, de la DSJ et du ministère de l’Intérieur, à la hauteur des enjeux.

A ce titre, nos organisations syndicales, en lien avec les agents du SPIP 95, fixeront les modalités d’une action de mobilisation très prochainement.


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Communiqué intersyndical du 4 mars pour une mobilisation nationale le 17 mars 2026 :

On bloque tout ! La suite

Grèves, manifestations, blocages, boycotts, occupations, …

Suite aux succès des premières mobilisations et actions menées dans le cadre du mouvement de contestation citoyenne #bloquonstout , nous appelons à poursuivre les actions, tous les jours, jusqu’à la satisfaction de nos revendications !

Si, du côté des organisations syndicales et des travailleurs, la prochaine journée de grève et de manifestation aura lieu le 18 septembre, en tant que citoyen.nes, c’est tous les jours que nous pouvons, dans les blocages et les occupations, sur les ronds-point et dans les AG, par nos pratiques et nos choix du quotidien, agir et mettre la pression sur nos dirigeants et leur système anti-social !

Stop à l’austérité ! De l’argent il y en a ! Redistribuons les richesses !
Le premier ministre a changé de nom, mais rien n’a changé !

ON CONTINUE !
ON LACHE RIEN !

TOUS ET TOUTES ENSEMBLE ON EST PLUS FORT !




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LE 10 SEPTEMBRE ON BLOQUE TOUT !

Grèves, manifestations, blocages, boycotts, occupations, …

Dans ce qu’il espérait être la torpeur de l’été, le gouvernement Macron-Bayrou et ses allié.es de la droite à l’extrême droite, ont décidé de porter atteinte, gravement, à nos conquis sociaux et à nos droits les plus élémentaires, dont le premier d’entre eux : celui de vivre en bonne santé.

Entre les annonces budgétaires abjectes, véritables déclarations de guerre au peuple (suppressions de jours de congés, gel des prestations sociales, désindexation des retraites, doublement des franchises médicales, etc.)  , le soutien à la Loi Cancer-Duplomb (promulguée à la hâte sans même un débat après une pétition record de plus de 2 millions de signataires!) l’exécutif et sa majorité « patchwork des droites » à l’assemblée n’ont eu de cesse de s’en prendre toujours :

  • aux plus pauvres
  • aux plus discriminé.e.s
  • aux plus faibles
  • aux plus malades
  • aux plus âgé.es
  • aux salarié.es
  • aux fonctionnaires
  • au système de santé
  • à la solidarité
  • aux contre-pouvoirs
  • aux associations
  • aux militant.es
  • à l’environnement

Tout ceci avec un seul objectif : écraser le peuple, le réduire à l’état de chair à canon (ouvrière ou militaire) et épargner, flatter,favoriser, l’extrême minorité des plus riches et des très grandes entreprises.

Parce que tout simplement ils n’en sont que les veules représentant.es, porté.es au pouvoir par un système qui est conçu pour cela et qui depuis la fin de la monarchie absolue n’a qu’une ambition : rétablir et maintenir, sous quelque forme que ce soit, les privilèges des nantis et des héritiers.

Mais contre toutes les attentes de ce pouvoir illégitime et anti-social, le peuple a réagi :

  • Plus de 2 millions de signataires contre la loi Cancer-Duplomb !
  • Près de 350 000 signataires contre le budget-Bayrou !
  • Un appel populaire à une mobilisation générale le 10 septembre !

Si nous, organisations syndicales, devons laisser toute sa place à l’auto-organisation pour les actions et mobilisations du 10 septembre, nous devons aussi, en tant que militant.es, fonctionnaires et citoyen.nes, y prendre notre part.

Solidaires-Justice appelle également tous les acteurs du champ syndical à prendre leurs responsabilités et à faire front commun pour résister à la mise en œuvre des politiques réactionnaires et antisociales d’un gouvernement illégitime et minoritaire qui se radicalise dans une fuite en avant ultra-libérale et liberticide.

La détresse de la population est en train de se faire rage.

Mais ce combat ne peut pas se mener par procuration et, cette fois, le « soutien » ne suffira pas : toutes et tous nous devons agir, quelque soit l’action.

Les casseroles et les réseaux sociaux ne font trembler aucun pouvoir.

Avec ou sans ce gouvernement, le pouvoir doit entendre la volonté du peuple !

Mobilisons-nous au sein de nos services, dans tous les secteurs du ministère de la justice.

Organisons-nous dans nos services, dans les syndicats,

mais aussi dans les associations et les collectifs de lutte.

Le 10 septembre, et après (cf préavis de grève de l’Union Solidaires), les actions doivent se multiplier, dans le temps et sur tout le territoire.

Le 10 septembre doit être la fin et le début !

La fin des politiques dictées par les impératifs économiques et financiers

Le début d’une reconstruction véritablement démocratique et sociale

Solidaires-Justice revendique :
-> L’augmentations des salaires et transfère de l’intégralité des primes dans la rémunération brute !
-> La retraite à 60 ans et/ou après 37,5 annuités et maintien des dispositions plus favorables ;
-> La semaine de 32h sans perte de salaire !
-> La suppression de la journée de carence et des 10 % de pertes de revenu en cas de maladie ordinaire ;
-> La suppression du statut spécial « anti-grève » dans la pénitentiaire ;
-> Le recrutement massif de personnel, y compris administratif, dans tous les secteurs du ministère : services judiciaires, établissements pénitentiaires et de la protection judiciaire de la jeunesse ;
-> Un recentrage sur les missions de protection et d’insertion des travailleurs sociaux de la PJJ et des SPIP ;
-> La suppression des LDG en matière de mobilité pour un retour à un libre choix des agent.es quant à leur évolution de carrière : fonctionnelle et géographique ;
-> Le retour des CHSCT avec de vrais moyens et des prérogatives renforcés pour contrôler et contraindre les administrations défaillantes ;
-> Un plan de lutte contre les violences managériales au sein du ministère.

Contre les politiques ultra-libérales, guerrières et racistes !

Contre les atteintes aux libertés publiques et individuelles !

Pour nos conditions de travail mais surtout de vie !

Pour le vivre ensemble et les générations futures ! 

MOBILISONS-NOUS !



Pour télécharger le tract, cliquer sur l’image :

Pas d’économie sur nos vies !

A partir du 10 septembre : on bloque tout !!

Retrouver au lien ci-dessous le dossier thématique de l’Union Solidaires « Pas d’économie sur nos vies » qui décrypte notamment le budget Bayrou et les attaques continuelles à nos droits et conquis sociaux des porte-flingue du capitale que sont la droite et de l’extrême droite.

(cliquer sur l’image pour accéder au dossier)

Retrouvez également les préavis de grève de Solidaires Fonction-Publique :




Pour nos salaires, nos conditions de travail, les services publics : toutes et tous dans la rue le 13 mai !

[ Appel à la mobilisation dans la fonction publique pour la journée du 13 mai 2025 ]

Alors que l’INSEE a publié des chiffres montrant clairement le décrochage des salaires dans la fonction publique, la direction générale de la fonction publique continue d’afficher une réalité parallèle en expliquant que le gain de pouvoir d’achat, grâce aux pseudos efforts salariaux a été de +2% en euros constants entre 2020 et 2024.

La réalité quotidienne des agent·es publics est toute autre : celle d’une inflation à deux chiffres, des augmentations salariales minimes après 10 ans de gel du point d’indice, et des fins de mois qui sont toujours plus difficiles.

Un véritable mépris pour les agent.es publics

Cet affichage est un véritable mépris pour les agent·es publics à qui on a, en plus, imposé une baisse de l’indemnisation du congé maladie, la suppression de la Garantie Individuelle Pouvoir d’Achat et à qui on annonce une nouvelle année blanche salariale.

Autant de mesures qui pèsent lourdement dans les portefeuilles des agent·es et continuent en plus de dégrader les conditions de travail.

Contre l’austérité et les coupes budgétaires

À tout cela s’ajoutent des coupes budgétaires qui se succèdent. 3 milliards d’euros de crédits supprimés il y a quelques jours attaquant encore les politiques publiques et les services publics.
Le prochain budget s’annonce lui aussi terrible et risque de dégrader encore les conditions de travail dans l’ensemble de la fonction publique.
Les agent·es publics et les services publics ne peuvent être la variable permanente d’ajustement de tous les budgets qui se succèdent d’ année en année. L’excuse de l’austérité budgétaire ne peut servir une nouvelle fois au démantèlement des services publics et au serrage de ceinture pour les fonctionnaires.

La mobilisation pour imposer nos revendications

Les agent·es publics n’ont pas à s’excuser d’exiger une juste revalorisation de leur travail. Ils et elles, tout comme les services publics, ne sont pas un coût mais une richesse.

C’est bien l’importante mobilisation du 5 décembre qui a permis de faire reculer le gouvernement sur les 2 jours de carence supplémentaires qu’il souhaitait imposer.
Continuons

Le 13 mai, pour défendre nos droits :

  • revalorisation du point d’indice, 85 points pour toutes et tous et indexationsur l’inflation
  • rétablissement de la GIPA
  • indemnisation du congé maladie ordinaire à 100%
  • amélioration des conditions de travail
  • des services publics de qualité dans tous les territoires

TOUTES ET TOUS EN GREVE
ET EN MANIFESTATION LE 13 MAI !




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